Lundi 14 avril 2008

Dans "le 18 ème du mois" d'avril 2008, journal de quartier bien connu,l'Association des commerçants du Quartier de Chateau Rouge dénonce le non-droit commercial que les autorités de la Ville et de l'Etat (mairie, Préfet,Ministère de l'Intérieur,Police ...) ont laissé se développer et s'instituer dans ce quartier : entraves au commerce, concurrences illégales en toute impunité, isalubrité et insécurité, menaces sur leur chiffre d'affaire, dégradations considérable de leur image commerciale etc..
tels sont les maux dont ils sont victimes.

Ils déplorent que , depuis 10 ans, la mairie n'ait pas tenu ses promesses d'ouverture d'un "Marché des Cinq Continents".

Cette association demande que Chateau rouge redevienne "un "espace commercial normal" de proximité et qu'une structure marchande adaptée soit ouverte en dehors du quartier, pour qu'ils puissent  y exercer selon les règles en vigueur partour ailleurs, de l'hygiène, de la concurrence et de la répression des fraudes, le commerce de gros et de demi-gros.


CRED 18 EST soutient à 100 % cette revendication des commerçants de chateau rouge.

Par Credest
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Lundi 31 mars 2008

CRED18 EST

COLLECTIF POUR LE RETABLISSEMENT DE L'ETAT DE DROIT DANS LE 18eme ARRONDISSEMENT EST DE PARIS


La deliquescence acceptée par les pouvoirs publics

 


                 CRED18

          19 rue de la Chapelle   75018   

          

          

Devoir de mémoire

 

 

Dans sa volonté de lutter pour le « rétablissement de l’état de droit dans le 18ème arrondissement de Paris – section Barbès », le CRED18 propose aux responsables municipaux, gouvernementaux, politiques et associatifs ainsi qu’aux citoyens, la lecture de quelques articles de presse, susceptibles de rafraîchir les mémoires courtes.

Voici une enquête sur le quartier de Barbès / La Goutte d’Or, réalisée par les journalistes Nidam Abdi et Marie-Laure Colson, du quotidien Libération, à la mi novembre 1992.

Cette période correspond, sur le plan local, à l’achèvement des travaux de rénovation de la Goutte d’Or Sud. La Mairie de Paris de l’époque proclamait son intention de repeupler le quartier, en y imposant un équilibrage des populations entre français de souche et habitants d’origine étrangère. Cette velléité de mixité sociale a été un échec flagrant : comme l’exprimait en termes choisis, un responsable du Bureau de l’OPAC de l’époque (26 la rue de la Charbonnière 75018) : «  On a bien essayé de trouver des habitants d’origine française, mais les fonctionnaires de la Police, des PT ou de la SNCF ont tous refusé d’y habiter ; on n’a pu trouver qu’une seule « vieille déjantée » d’origine française ! ». C’était aussi l’époque où quand on téléphonait au commissariat de police du XVIIIème pour signaler les nuisances, on s’entendait répondre : « Comment, vous êtes français et vous habitez dans ce quartier ? »

Un autre élément fondateur a présidé, selon nous, à la constitution de ce « ghetto ethnique à la française » : suite à l’annulation du second tour des élections législatives en Algérie en janvier 1992, qui allait initié dans ce pays une sanglante guerre civile qui a fait plus de 100000 victimes, les autorités françaises, sur fond de culpabilités, de lâchetés, et de démissions ont laissé s’instituer, dans ce secteur, un « mélange sociologique détonnant », fait de contrebande et d’intégrisme islamiste, stigmatisant du même coup et de manière quasi raciste tous ceux qui y résidaient, en imposant aux habitants et à leurs enfants un climat de transgression systématique des lois, des règlements et des conquêtes républicains. Derrière des alibis pseudo religieux ou faussement multiculturels, des escrocs, avec l’aval des autorités et la compassion d’associations en quête de subventions, ont promptement quadrillé le terrain et institué un juteux commerce criminel multicarte, pseudo confessionnel. C’est ainsi que cet ancien quartier populaire, au cœur de la capitale, a été détruit et transformé en « zone de non droit », spécialisée dans tous les trafics, stigmatisant de ce fait et pénalisant lourdement tous ceux qui y habitaient.

La CRED demande pourquoi les responsables municipaux, gouvernementaux, politiques et associatifs (qu’il serait très facile d’aller interroger) ont laissé s’établir ou parfois même ont légitimé l’installation de ce « laboratoire international », stigmatisant pour tous et qui, depuis, a fait école dans la plupart des quartiers populaires de nos villes de France ?

C’est le sens de l’audit impartial que nous réclamons. Cette investigation devrait prendre en compte toutes les dimensions municipales, nationales et internationales, économiques, socioculturelles et confessionnelles de ce « laboratoire français de déglingues internationales », dans lequel on a immergé injustement les habitants depuis environ 15 ans. Quels furent les objectifs de ses concepteurs et gestionnaires, quelles masses d’argent sale a-t-il généré et où ont-elles été investies, quel a été le niveau de professionnalisme des « travailleurs sociaux », chargés de gérer le véritable gisement d’emplois que constitue pour eux « l’accompagnement social » et quelles sommes de subventions leur ont été allouées pour manipuler les riverains et appliquer cette pitoyable « politique d’apartheid social à la française » ?
Par Credest
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