CRED18 EST
COLLECTIF POUR LE RETABLISSEMENT DE L'ETAT DE DROIT DANS LE 18eme ARRONDISSEMENT EST DE PARIS
La deliquescence acceptée par les pouvoirs publics
CRED18
19 rue de la Chapelle
75018
Devoir de mémoire
Dans sa volonté de lutter pour le
« rétablissement de l’état de droit dans le 18ème arrondissement de Paris – section Barbès », le CRED18 propose aux responsables municipaux, gouvernementaux, politiques et
associatifs ainsi qu’aux citoyens, la lecture de quelques articles de presse, susceptibles de rafraîchir les mémoires courtes.
Voici une enquête sur le quartier de Barbès /
La Goutte d’Or, réalisée par les journalistes Nidam Abdi et Marie-Laure Colson, du quotidien Libération, à la mi novembre 1992.
Cette période correspond, sur le plan local, à
l’achèvement des travaux de rénovation de la Goutte d’Or Sud. La Mairie de Paris de l’époque proclamait son intention de repeupler le quartier, en y imposant un équilibrage des populations entre
français de souche et habitants d’origine étrangère. Cette velléité de mixité sociale a été un échec flagrant : comme l’exprimait en termes choisis, un responsable du Bureau de l’OPAC de
l’époque (26 la rue de la Charbonnière 75018) : « On a bien essayé de trouver des habitants d’origine française, mais les fonctionnaires de la Police, des PT ou de la SNCF ont
tous refusé d’y habiter ; on n’a pu trouver qu’une seule « vieille déjantée » d’origine française ! ». C’était aussi l’époque où quand on téléphonait au commissariat de
police du XVIIIème pour signaler les nuisances, on s’entendait répondre : « Comment, vous êtes français et vous habitez dans ce quartier ? »
Un autre élément fondateur a présidé, selon
nous, à la constitution de ce « ghetto ethnique à la française » : suite à l’annulation du second tour des élections législatives en Algérie en janvier 1992, qui allait initié dans
ce pays une sanglante guerre civile qui a fait plus de 100000 victimes, les autorités françaises, sur fond de culpabilités, de lâchetés, et de démissions ont laissé s’instituer, dans ce secteur,
un « mélange sociologique détonnant », fait de contrebande et d’intégrisme islamiste, stigmatisant du même coup et de manière quasi raciste tous ceux qui y résidaient, en imposant aux
habitants et à leurs enfants un climat de transgression systématique des lois, des règlements et des conquêtes républicains. Derrière des alibis pseudo religieux ou faussement multiculturels, des
escrocs, avec l’aval des autorités et la compassion d’associations en quête de subventions, ont promptement quadrillé le terrain et institué un juteux commerce criminel multicarte, pseudo
confessionnel. C’est ainsi que cet ancien quartier populaire, au cœur de la capitale, a été détruit et transformé en « zone de non droit », spécialisée dans tous les trafics,
stigmatisant de ce fait et pénalisant lourdement tous ceux qui y habitaient.
La CRED demande pourquoi les responsables
municipaux, gouvernementaux, politiques et associatifs (qu’il serait très facile d’aller interroger) ont laissé s’établir ou parfois même ont légitimé l’installation de ce « laboratoire
international », stigmatisant pour tous et qui, depuis, a fait école dans la plupart des quartiers populaires de nos villes de France ?
C’est
le sens de l’audit impartial que nous réclamons. Cette investigation devrait prendre en compte toutes les dimensions municipales, nationales et internationales, économiques, socioculturelles et
confessionnelles de ce « laboratoire français de déglingues internationales », dans lequel on a immergé injustement les habitants depuis environ 15 ans. Quels furent les objectifs de ses
concepteurs et gestionnaires, quelles masses d’argent sale a-t-il généré et où ont-elles été investies, quel a été le niveau de professionnalisme des « travailleurs sociaux », chargés de
gérer le véritable gisement d’emplois que constitue pour eux « l’accompagnement social » et quelles sommes de subventions leur ont été allouées pour manipuler les riverains et appliquer
cette pitoyable « politique d’apartheid social à la française » ?