Lundi 23 juin 2008
Correspondance entre deux riverains, le lendemain de la fête de la musique ...

"Ce que vous dénonciez dans votre message matinal a connu un épilogue vespéral, vers 22h30 ce soir. La poignée de fauteurs de troubles, complétements défoncés, non contents d'avoir provoqué, en toute quiétude et impunité, leur tapage nocturne de 2h à 9h du matin, interdisant à tous les habitants des immeubles 2, 4 et autres de la rue Saint Luc 75018 Paris, de fermer l'oeil, ont repris leur tapage vers 16h aujourd'hui, jusqu'à la tombée de la nuit, heure approximative à laquelle ils ont mis le feu à une poubelle, à proximité des véhicules en stationnement, et au container de vêtement usagers (voir photos en pièces jointes). Les riverains, qui habituellement font preuve d'une patience angélique, en subissant et en tentant de palabrer avec ces adolescents désocialisés (le fameux verbatim thérapeutique... qui permet aux agents investis d'autorité de ne rien faire, dans les zones d'apartheid républicaines autogérées, où la nomination de professionnels qualifiés est totalement superflue), sont sortis, excédés, de leur réserve, pour se plaindre aux pompiers, aux ...médiateurs de nuit,... à la police. Plusieurs ont aussi tenté, durant la nuit, de faire le 17...sans aucune réponse. La police, venue sur les lieux, s'est déclarée impuissante, incompétente? Sans doute le fameux risque d'émeutes, prétexte évoqué par le Maire et le Commissaire de Police en réunion publique et qui permet au moins aux responsables, sinon aux administrés, de dormir tranquilles. Tous ces jeunes sont parfaitement connus et identifiés, ils peuvent se réfugier jour et nuit dans le Square Léon, s'y réorganiser, y harceler en toute tranquillité les agents municipaux, les passants, faire des émules parmi les très jeunes enfants...mais qu'importe, ici, à Barbès, à La Goutte d'Or, comme dans les banlieues, pour les autorités gestionnaires de la discrimination post coloniale française, pour leurs soustraitants associatifs de l'accompagnement social, comprenez-le Madame Bourdon: "Nous n'avons que ce que nous méritons, puisque nous sommes tous des barbares!"
Par Credest
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